MON PARCOURS

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Lao Tseu

La vie réserve bien des surprises!
Rien ne me pré-destinait à l’ultra-triathlon et encore moins à remporter des titres mondiaux…

Né dans l’Essonne le 8 avril de l’année 1964 dans une famille d’ouvriers, je suis l’aîné d’une fratrie de 3 enfants.
A l’âge de 7 ou 8 ans, mon père, ancien footballeur pro ayant renoncé au sport pour ma mère, m’avait inscrit au club de foot local où j’allais surtout pour lui faire plaisir et faire le couillon avec mes copains.
Rapidement, je me suis tourné vers des sports plus individuels. Je n’étais pas vraiment individualiste, loin de là, mais j’avais déjà un goût certain pour l’effort solitaire, et je ne voulais devoir mes éventuelles victoires qu’à moi-même et à l’énergie que j’aurais investi pour réussir.
En cachette, j’allais m’entraîner au club de boxe avant de m’essayer quelques mois plus tard au judo. Je ne le savais pas encore, mais ce sport et mon professeur, Monsieur BRIDOUX, allaient m’apporter beaucoup de sagesse et d’équilibre.
Dans ce sport, j’ai rapidement fait preuve de motivation et de détermination. Mes résultats étaient plutôt bons et c’est chemin faisant que l’année de mes quinze ans je suis devenu la plus jeune ceinture noire de France.
M’étant un peu monté le bourrichon, je suis vite redescendu sur terre.
J’ai alors appris qu’il ne sert à rien de se prendre pour un autre : cela ne fait pas avancer, et les gens vous jugent sur des attitudes et non pas sur vos qualités.
A l’âge de 16 ans, malgré le désaccord de mes parents, j’ ai quitté l’école pour me consacrer au judo.
J’avais à cette époque trouvé un job dans lequel il m’était possible d’embaucher tôt le matin et qui me laissait mes après- midi libres pour me rendre à l’INSEP m’entraîner avec les cadors de la spécialité.
Que du beau monde ! Sur ce tatami ne naviguaient que des garçons qui formaient l’élite du judo français. Du haut de mes 16 ans, je ne pesais pas bien lourd face à Rouge, Parisi, Vachon, Rey ou encore Marc Alexandre.
Tous étaient, ou allaient devenir, champions du monde ou Olympiques.
A cette période j’ai beaucoup progressé mais je dois avouer m’être fait malmené!

Enfin avait sonné l’heure du service militaire…
Alors que j’espérais pouvoir intégrer le mythique Bataillon de Joinville où je n’aurais pu faire que du judo, la chance en avait décidé autrement…


Après mon service, à la recherche d’un emploi, je me suis engagé comme infirmier durant la guerre du Liban d’où je suis revenu blessé à la jambe.
Plus tard j’ai intégré l’école de Police de Paris tout en préparant en parallèle mon Brevet d’Etat de judo. Reçu au Tronc commun je me suis fait étendre au spécifique. Un comble !
Dégoûté, ayant assez de me blesser, j’ai à ce moment décidé de lever le pied.
Je ne savais pas alors que cet au revoir aller me mener au triathlon…

En effet, cette même année, je suis tombé par hasard sur un reportage télé dans lequel il était question de triathlon et notamment de l’IRONMAN d’Hawaï.
Ma première réaction a été de penser que ces gens là étaient complètement à la masse et que ce sport de fous n’était certainement pas fait pour moi.
Rapidement, j’ai changé d’avis…
En vue de ma préparation de judo, j’avais déjà commencé la course à pied.  Licencié en cyclisme de minime à junior il ne me manquait finalement que la natation…
Je nageais comme une clé à molette mais pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Je n’avais rien à perdre !
En octobre 1987, je me suis lancé le défi de mon premier triathlon.
Les distances étaient alors de 700 mètres de natation en piscine, 31 kilomètres de cyclisme et 8 kilomètres de course.
Pour l’occasion j’avais remonté mon vélo qui prenait la poussière à la cave et en route!
Une CATASTROPHE !
J’ai terminé cette première épreuve les deux jambes tendues, incapable de les plier tant les crampes me faisaient souffrir.
Cette première expérience bien que très douloureuse a été un facteur déclenchant à ma future carrière de triathlète.
Un peu fou ? Non!

Depuis, j’ai beaucoup travaillé et j’ai appris à aimer cette discipline qui demande beaucoup d’efforts et de sacrifices mais qui me fait toujours rêver.
J’ai enchainé les défis et les records plus dingues les uns que les autres mais il m’en reste encore à relever car heureusement je n’arrête jamais de rêver!